Vaugrigneuse

Mairie de Vaugrigneuse

Village rural en Essonne

  1. L’abbé Jean Lebeuf
    L’abbé Jean Lebeuf

    1081 – 1137 : Vaugrigneuse ou la vallée aux grains

    En 1757, l’Abbé Lebeuf, de l’Académie des Inscriptions et Belles Lettres, publia « Histoire du Diocèse de Paris », ouvrage fort documenté dans lequel une dizaine de pages sont consacrées à Vaugrigneuse. On y trouve notamment une étude détaillée sur l’origine du nom de notre village. Les textes les plus anciens où le village est cité remontent à la fin du règne de Louis VI le Gros (1081 – 1137). Le nom du village apparaît sous sa forme latine « Vallis Grinosa » ou « Vallis Griniosa », c’est-à-dire la vallée « aux grains », ainsi nommée selon l’Abbé Lebeuf en raison des grains qu’on y récoltait assez abondamment, la terre étant en labourages sans aucune vigne.

  2. Évêque Denis du Moulin
    Denis du Moulin

    1118 – 1395 : les seigneurs de Vaugrigneuse

    Le cartulaire du Prieuré de Longpont de 1118 mentionne la présence du seigneur Burchard de Vaugrigneuse aux funérailles de Milon de Bray, seigneur de Montlhéry assassiné par Hugues de Crécy, seigneur de Gometz-le-Châtel. À cette époque, un château fort entouré de fossés existe dans le fief. Les seigneurs de Vaugrigneuse, hommes liges du roi, sont tenus d’assurer la garde au château de Montlhéry quarante jours par an. En 1188 Guy de Vaugrigneuse se joignit à la troisième croisade. Plus tard, Philippe Auguste lui confia la garde du château de Gisors, repris à Richard d’Angleterre. Jusqu’en 1395, le château fort de Vaugrigneuse et les terres appartiennent à la famille de Vaugrigneuse. À la fin du XIVe siècle, le fief passe aux mains des seigneurs de Briis-sous-Forges. Durant la guerre de Cent Ans, la forteresse de Vaugrigneuse est probablement détruite.

  3. L’église de Vaugrigneuse
    L’église de Vaugrigneuse

    1450 : l’église, dédiée à Sainte Marie-Madeleine

    Notre petite église, dédiée à Sainte Marie-Madeleine, a une origine bien plus ancienne qu’on ne l’imagine habituellement. Des documents attestent déjà son existence en 1450. Elle a subi diverses destructions ou transformations, puis a été complètement restaurée au XIXe siècle grâce à la générosité de Mme Chrestien de Lihus, qui habitait l’ancien château de la Fontaine aux Cossons.

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  4. Château de Vaugrigneuse
    Le château de Vaugrigneuse

    1624 : Jehan Héroard, seigneur de Vaugrigneuse

    En 1554, la seigneurie devient la propriété de Guillaume Duval, qui la transmet à son gendre Jehan Héroard, conseiller du roi et médecin de Charles IX, Henri III, Henri IV et Louis XIII. Jehan Héroard fait construire le château actuel, bâtir la chapelle nord de l’église, et obtient en 1618 que la paroisse soit détachée de celle de Briis-sous-Forges. En 1624, Louis XIII lui accorde les droits de haute, moyenne et basse justice. Alexandre Dumas fera plus tard l’éloge d’Héroard pour le journal qu’il consacra à la santé de Louis XIII.

  5. La ferme de la Gloriette
    La ferme de la Gloriette

    Un village essentiellement agricole

    Jusqu’à la Révolution, différents propriétaires se succèdent dans le château, puis les possessions de l’église et le château sont vendus comme biens nationaux. Soixante-treize foyers vivaient en 1709 à Vaugrigneuse et dans les hameaux de Machery, Le Chatenier et La Fontaine aux Cochons. En 1726, le village abritait 358 habitants. Au XIXe siècle, une mairie-école et plusieurs lavoirs furent construits. L’essentiel de l’activité restait tourné vers l’agriculture.

  6. L’école de Vaugrigneuse
    L’actuelle école de Vaugrigneuse

    L’école à Vaugrigneuse

    Un mémoire de 1681 fait déjà allusion à une maison dite de « l’ancienne école ». Sous l’Ancien Régime existaient de « petites écoles » destinées à apprendre à lire, écrire et compter. La « nouvelle » fonctionna dès le début du XVIIIe siècle, au nord de l’église. L’école publique y restera jusqu’à la construction, en 1906-1907, de la mairie et de l’école actuelle. En 1861, les filles furent scolarisées dans une école religieuse créée par Madame de Lihus.

  7. Vaugrigneuse et la France Libre

    Claude Rivat (1895-1966) et son épouse Thérèse (1895-1982) étaient membres du réseau Brutus-Boyer, chargé d’établir et de transmettre à Londres des plans des installations allemandes. Arrêtés le 19 février 1944 à Machery, ils furent déportés — Thérèse à Ravensbrück, Claude à Mauthausen. Tous deux ont été décorés de la Légion d’honneur. Une plaque a été apposée sur leur maison le 15 mars 1969, une autre sur le lavoir de Machery le 23 octobre 1999.