Il existe peu de
renseignements avant 1118, bien que les silex taillés découverts
par un collectionneur et la conduite d’eau en terre cuite
gallo-romaine, attestent d’un habitat très ancien.
Le souvenir d’un château fort, ayant existé au
début du premier millénaire, demeure à Machery
dans le nom d’une placette : la Cour du Château
Fort.
Le
château de Vaugrigneuse
Les allées bordées d’arbres, le pont enjambant
la Prédecelle, le parc et le plan d’eau, les tons ocres
des murs ,les toits d’ardoise,le bel escalier menant aux salons
par une terrasse ouverte sur les jardins font le charme de ce site.
Edifié au XVIIème siècle par Jean Héroard
(1550-1628), seigneur de Vaugrigneuse, médecin ordinaire
des rois Charles IX, Henri III, Henri IV, avant de devenir médecin
du dauphin, puis premier médecin du roi lorsque Louis XIII
accède au trône à moins de neuf ans. Le journal
de Jean Héroard, édité depuis peu, tient registre
au jour le jour de l’histoire de l’enfant royal de 1601
à 1623, date à laquelle l’auteur mourut au siège
de la Rochelle. L’amitié du roi pour son médecin
valut à Vaugrigneuse l’honneur de ses visites. La terre
de Vaugrigneuse fut, à sa mort, vendue aux Lamoignon, seigneurs
de Launay-Courson, qui ne la gardèrent que quatre ans.
Aujourd’hui, le château et les 16 hectares du parc appartiennent à un propriétaire particulier.
L’Eglise
Sainte-Marie-Magdeleine
Egalement utilisée, avec le cimetière, par les habitants
de Courson Monteloup, elle date du XVème siècle. Des
travaux importants y furent réalisés grâce à
Mme Chrétien de Lihus, châtelaine de la Fontaine-aux-Cossons
et épouse du maire de Vaugrigneuse. Les heurtoirs des portes
latérales sont gravés à ses initiales. Autels,
retables, chaire, bancs et lambris forment un ensemble de belles
boiseries de style ogival flamboyant. Dans le choeur, un tableau
représentant le Christ et Marie-Magdeleine fut offert par
le peintre Wasserman lorsqu’il résidait à Vaugrigneuse.
Jean Héroard repose avec son épouse, Anne du Val dans
la chapelle de la Vierge, qu’il fit édifier au début
du XVIIème siècle. Dix fleurs de lys sur les boiseries
qui bordent les fonts baptismaux indiquent l’emplacement du
tombeau.
L’actuel clocher fut élevé en 1888, l’ancien
menaçant de s’effondrer. Messe à 11h, le 3ème
dimanche du mois.
Le
Château de La Fontaine aux Cossons
Le hameau de la Fontaine-aux-Cossons fut fondé en 1498 en
vertu d’une concession de neuf arpents de terre à la
Fontaine-sur-Berchevilliers, faite à Perrin et Gaspard Colchon.
Les premiers titres indiquent « la Fontaine aux Colchons ».
L’un des propriétaires du château fut le Général
de Hédouville, pair de France. Il était ambassadeur
en Russie quand Napoléon fit exécuter le Duc d’Enghien
dans les fossés de Vincennes. Cet acte indisposa le Tsar,
qui rappela son ambassadeur en signe de protestation. Napoléon
fit de même, et le Comte de Hédouville vint se retirer
à la Fontaine. Il est enterré au cimetière
de Vaugrigneuse.
On retrouve en 1850 comme propriétaires la généreuse
Mme Chrétien de Lihus et son époux (réfection
de 1’église, couvent, école religieuse).
Le château est à présent une maison de retraite
pour personnes âgées.
Les
vieilles maisons sont traditionnellement édifiées
en pierre de meulière. On peut en admirer en longeant la
rue du Chemin Tournant à Launay-Courson, (plusieurs d’entre-elles
figurent au cadastre de 1814 en mairie), la rue du Bois des Nots,
le chemin de la Rochelle, sans oublier la ferme Hochereau et le
moulin, anciennes dépendances du château, très
joliment restaurés
La Fontaine aux Sœurs doit son nom à
la proximité, au XIXème siècle, d’un
couvent et d’une école.
Le lavoir de Machery, très bien restauré,
est situé en plein centre du hameau. Une plaque commémorative
y a été apposée à la mémoire
de Thérèse et Claude RIVAT, habitant jadis le hameau,
résistants et déportés durant la dernière
guerre.